La quinzaine... Combien de mes professeurs ont pu répéter que nous n'étions que des êtres sans cervelle, fumistes, ou dénués de toute logique ? Devrais-je me sentir visée ? Surement. Je ne suis pas mieux que tout le monde. On me dit intelligente, peut-être. Mais qui sait réellement ce que je suis ? Qui je suis ? Même moi je ne me connais pas : une intruse dans ma propre vie. C'est peut-être aussi pour cela que j'écris, que je m'écris. Pour mieux me comprendre. Je vais essayer de remplacer des visites hors de prix chez un psychanalyste par des visites dans ma conscience, mon esprit, mes souvenirs. Je vais pousser la porte d'entrée de moi-même. Mais par où commencer ? Les rêves ? Trop flous... L'enfance ? Oubliée... Le futur ? Très incertain... Tout à la fois ? Non... Non, je pars dans ma folie habituelle, mon délir personnel.
Commençons donc par le commencement. Les photos m'aideront à mieux me souvenir. A ma naissance, et oui j'ai bien dit le commencement, mon crâne dégarni apparaissait sur les albums de famille, des images en couleur ou en noir et blanc. Mon petit corps frêle entouré par les bras protecteurs de mes chers frères. Ceux qui resteront à jamais gravés dans ma mémoire, ceux qui me ressassent sans arrêt ces phrases tellement amusantes comme : « Si t'as un p'tit copain, il va devoir passer un test, je te préviens ! » Ou : « C'est qui le plus fort maintenant, hein ? » Et à qui je réponds en riant aux éclats : « C'est moi ! C'est moi ! »
Ah ! La famille ! Quoi de plus merveilleux ? Surtout quand je suis la petite dernière, la chouchoute, la protégée, l'intouchable... Quel bonheur de se sentir aimée.
Et puis il y a aussi les grands-parents, les oncles et tantes, les cousins, les cousines... Les amis ! Ceux que je crois digne de confiance, et ceux qui le sont réellement. Ces personnes à qui je confit mes joies, mes malheurs, mes peurs, mes doutes, mes amours (inexistants), mes déceptions. Mais aussi celles que je peut écouter pendant des heures parler d'elles-mêmes, répéter parfois la même chose, ou en inventer certaines. Mais je ne leur en veux pas. Tout le monde a le droit de s'imaginer une vie merveilleuse, où tout est beau, là où les arbres sont en sucreries, les fleuves en chocolat... Heu...Non... Je m'égare... Là je part dans « Charlie et la chocolaterie ». Un super film par ailleurs ! Mais le livre est mieux... Partir dans des décors « made in MOI » est bien plus intéressant que de regarder des images de synthèses...
En parlant de livres... Ah, les livres, les livres ! Bouquins, romans, recueil, écrit, essai, grimoire, œuvre, ouvrage, volume, mémoire, « book »... Je pourrais les appeler par tous ces noms là. Ils signifient presque tous la même chose. L'important, c'est le contenu, l'intérieur... l'âme du livre.
Ce que je préfère ? Le fantastique. Puis vient les romans que je qualifierai de « normaux l'histoire pouvant être vraie...
Les livres, c'est ma vie, ma substance illicite à moi, bien qu'elle ne soit pas interdite, encore heureux ! Les livres c'est mon réconfort, ma raison d'être, mon plaisir, mon loisir, ma passion... Je pourrais encore citer plein d'autres mots... Mais je vais m'arrêter là. Surtout si votre curiosité vous a amené à lire jusqu'ici, alors que je ne vous ai rien demandé ! Je ne voudrais quand même pas vous ennuyer, ma petite personne s'en voudrait de vous faire perdre votre temps...
En me relisant, je me rends compte que rien n'est dans l'ordre, un vrai bazar ! Pourtant, je n'écris pas dans ma chambre, donc mes affaires éparpillées un peu partout ne peuvent se refléter dans les lignes que je trace... Mais après tout, je n'ai rien promis, sauf peut-être de tout vous dire...
Commençons donc par le commencement...
